Au Togo, un arrêté interministériel signé par le ministre de l’Économie, Badanam Patoki, et son homologue de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, vient renforcer l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou et promouvoir sa transformation locale.
Ce nouveau dispositif, qui modifie la réglementation en vigueur depuis 2008, impose désormais une obligation claire aux acteurs de la filière. Les acheteurs agréés ainsi que les sociétés coopératives de producteurs devront livrer au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté aux unités de transformation installées sur le territoire national, avant toute exportation.
Pour garantir le respect de cette mesure, chaque livraison devra être justifiée par un document officiel délivré par les unités de transformation. En cas de non-respect, les contrevenants s’exposent à une exclusion des opérations de vente aux exportateurs durant toute la campagne, sauf situation exceptionnelle dûment constatée.
Le texte introduit également un encadrement plus strict des activités d’achat et d’exportation. Désormais, ces opérations sont conditionnées à l’obtention d’un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison exportée sans les autorisations requises pourra être saisie, avec des frais entièrement à la charge de l’exportateur.
Les autorités précisent en outre que la mainlevée des cargaisons ne sera possible qu’après mise en conformité avec les nouvelles dispositions réglementaires.
À travers cette réforme, l’exécutif togolais ambitionne de dynamiser les unités de transformation locales, de créer davantage d’emplois et d’augmenter les revenus des producteurs. L’objectif est également de capter une plus grande valeur ajoutée sur place, dans un contexte où la transformation locale reste encore limitée.
Cette décision intervient alors que la nouvelle campagne de commercialisation de la noix de cajou est déjà en cours au Togo, avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme, confirmant la volonté des autorités de mieux structurer et valoriser cette filière stratégique pour l’économie nationale.


