À quelques jours de l’apothéose de la fête des ignames D’Pontre-N’Nidak 2026, prévue le 5 septembre à Guérin-Kouka, près de 1 500 personnes se sont retrouvées à Natchitikpi pour une célébration en différé. La rencontre a mêlé réjouissances traditionnelles, messages de cohésion sociale et sensibilisation aux enjeux sécuritaires et climatiques.
Dans une ambiance festive, les participants ont été invités à faire de la fête des ignames un moment de rassemblement et de renforcement des liens entre les communautés. Les différents intervenants ont insisté sur l’importance de l’unité, du vivre-ensemble et de la résilience face aux défis auxquels les populations sont confrontées.
La sécurité a occupé une place importante dans les échanges. Le personnel d’appui du CIPLEV a appelé les populations à rester vigilantes face aux risques liés à l’extrémisme violent. La collaboration avec les Forces de défense et de sécurité a également été encouragée, notamment à travers le signalement rapide de tout comportement ou mouvement inhabituel pouvant présenter une menace pour la communauté.
Les participants ont ainsi été sensibilisés sur leur rôle dans la préservation de la sécurité collective, dans un contexte où la vigilance citoyenne demeure un élément important de la prévention des menaces.
La question des risques liés aux fortes pluies a également été abordée. Le personnel de l’ANPC a sensibilisé les populations sur les précautions à prendre pour éviter les accidents liés aux inondations et aux noyades.
Il a notamment été recommandé d’éviter de traverser les zones inondées, de surveiller attentivement les enfants et de rester à l’écoute des alertes et prévisions météorologiques.
Au-delà de son caractère culturel, cette célébration à Natchitikpi aura donc permis de transmettre des messages de prévention et de responsabilité collective. Elle constitue également un prélude à l’apothéose de D’Pontre-N’Nidak, qui doit réunir les communautés autour des valeurs culturelles et du vivre-ensemble à Guérin-Kouka.


