L’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) a lancé, le 12 octobre 2026 à Lomé, les festivités marquant son cinquantenaire. Fondée en 1975 à Kigali, au Rwanda, puis établie dans la capitale togolaise en 1976, elle célèbre cinq décennies de formation de professionnels engagés dans la transformation des villes et des territoires africains.

La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants des autorités publiques, des institutions partenaires, du corps diplomatique et des États membres, ainsi que des responsables universitaires, des enseignants, des étudiants et des anciens diplômés. Cette célébration met en exergue le parcours de l’école et son ambition de contribuer à un développement urbain durable sur le continent.
Au nom de la commune de Golfe 3, le maire Essohanim Gnassingbé a souhaité la bienvenue aux délégations et aux invités. Il a rappelé que la création de l’EAMAU reposait sur une volonté commune des États africains de mutualiser leurs ressources et leurs compétences pour développer l’enseignement de l’architecture et de l’urbanisme.
Le maire a salué les fondateurs, les enseignants, le personnel administratif et technique, ainsi que les générations d’étudiants et de diplômés qui ont contribué à cette histoire. Évoquant le rôle de l’architecture dans la mémoire collective, il a déclaré : « Une ville conserve la mémoire de ceux qui l’ont bâtie ; ces édifices et ces espaces gardent la trace d’un espoir collectif. » Il a également souligné l’importance des partenariats entre collectivités territoriales, institutions académiques et acteurs de l’aménagement pour concevoir des espaces urbains adaptés aux besoins des populations.
Le directeur général de l’EAMAU, Dr Malam Boukar Awa Krou, a mis l’accent sur l’héritage des pionniers et la responsabilité de l’établissement envers les générations futures. Il a souligné la nécessité de poursuivre la coopération entre les États, de renforcer les compétences et de préserver la dynamique qui a contribué au développement de l’école.
Il a également rendu hommage aux enseignants permanents et aux personnels administratif, technique et de service, dont l’engagement participe au bon fonctionnement de l’institution et à la qualité de la formation.

Représentant le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Gameti Ama Dzifa, directrice de cabinet du ministre, a procédé au lancement officiel des festivités. Son intervention a mis en avant le rôle de l’EAMAU dans la formation, la recherche et le développement des compétences nécessaires à l’évolution des villes africaines. Elle a aussi salué les autorités et les acteurs qui ont contribué à son rayonnement.

La cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement de la plaque et du logo commémoratifs, avant une photo de famille et une visite des expositions consacrées à l’école et à ses réalisations.
Des panels, des rencontres et des activités culturelles sont prévus dans le cadre des célébrations. Ces rendez-vous doivent favoriser les échanges entre les différentes générations de l’EAMAU et nourrir la réflexion sur l’avenir des villes africaines.
Cinquante ans après sa création, l’école entend ainsi poursuivre sa mission panafricaine et contribuer à l’émergence de villes plus durables, inclusives et résilientes.
Alfred Nadjere



