Après plusieurs années d’interruption, les populations de la préfecture de l’Oti ont renoué, le week-end dernier, avec leur fête traditionnelle Koudapani. L’apothéose des célébrations, organisée à Mango, a réuni autorités administratives, cadres locaux et communautés venues de toute la région, en présence du ministre de la Culture, Isaac Tchiakpe, représentant le président du Conseil.
Placée sous le thème « Éducation à la culture de la paix, facteur de cohésion sociale pour un développement harmonieux du Grand Oti », cette édition marque une reprise symbolique après cinq ans de pause, imposée par le contexte sécuritaire. Elle a rassemblé les peuples Anoufoh, Moba et Gangam autour d’un message de paix, de solidarité et de vivre-ensemble.
Les festivités ont donné lieu à des prestations de danses traditionnelles, illustrant la richesse culturelle et la diversité des communautés de l’Oti. Des expositions de produits agricoles, artisanaux et artistiques ont également permis de mettre en valeur le savoir-faire local et le potentiel économique de la région.
Intervenant à cette occasion, le ministre Isaac Tchiakpe a souligné la portée spirituelle et sociale de l’événement. Selon lui, Koudapani constitue à la fois une action de reconnaissance envers Dieu et les ancêtres, et un marqueur identitaire fort, fondé sur le partage des valeurs communes et la fraternité entre les peuples.
Fête traditionnelle emblématique de l’Oti, Koudapani est célébrée en hommage aux ancêtres pour les bienfaits de la saison agricole. Au-delà de son caractère festif, elle demeure un espace de transmission culturelle, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion durable de la paix au sein des communautés.


