À l’approche de la Coupe du monde organisée en Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et le Mexique renforcent leur dispositif sanitaire face au risque de propagation du virus Ebola. Les trois pays ont annoncé, jeudi, une série de mesures harmonisées concernant les voyageurs en provenance des régions africaines considérées comme les plus exposées.
Dans une déclaration commune, les autorités des trois nations ont affirmé vouloir faire de la sécurité sanitaire une priorité absolue pendant cette compétition mondiale qui attirera des millions de visiteurs. Même si les détails complets des mesures n’ont pas encore été dévoilés, plusieurs restrictions et contrôles sont déjà mis en place.
Cette réaction intervient après la décision de l’Organisation mondiale de la santé de classer l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo comme une urgence de santé publique de portée internationale. L’OMS estime que le risque de propagation vers les pays voisins reste élevé, poussant plusieurs gouvernements à durcir leurs politiques de contrôle aux frontières.
Aux États-Unis, les autorités ont récemment interdit l’entrée sur le territoire aux ressortissants non américains ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud durant les dernières semaines. Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies ont également étendu certaines restrictions aux détenteurs de carte verte ayant transité par ces zones à risque au cours des 21 derniers jours.
Le Canada a, de son côté, annoncé une suspension temporaire de l’entrée sur son territoire pour les résidents provenant des pays les plus touchés par l’épidémie. Cette mesure doit rester en vigueur pendant 90 jours. Les citoyens canadiens, résidents permanents et autres voyageurs autorisés ayant séjourné dans les zones concernées devront observer une quarantaine de 21 jours, même en l’absence de symptômes.
Au Mexique, les autorités sanitaires ont renforcé les contrôles dans les aéroports internationaux. Le gouvernement recommande à la population d’éviter tout déplacement vers la République démocratique du Congo et impose des mesures de surveillance sanitaire plus strictes aux voyageurs arrivant des régions touchées.
Alors que la Coupe du monde doit attirer l’attention du monde entier sur l’Amérique du Nord, les trois pays cherchent à éviter tout risque sanitaire majeur susceptible d’impacter l’événement. Cette coordination sanitaire régionale illustre également les inquiétudes croissantes autour des épidémies transfrontalières dans un contexte de mobilité internationale intense.


