Le Moyen-Orient a basculé dans une nouvelle phase de tensions majeures après des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Washington et Tel-Aviv affirment avoir ciblé des responsables militaires et des infrastructures stratégiques, tandis que Téhéran dénonce des attaques « non provoquées » et promet une riposte d’ampleur.
Le président américain Donald Trump a déclaré que l’opération visait à neutraliser une menace sécuritaire et à empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire. Il a appelé les forces de sécurité iraniennes à déposer les armes et exhorté la population à « reprendre le contrôle » du pays après les bombardements.
Côté iranien, les autorités ont confirmé que plusieurs sites dans différentes régions avaient été touchés. Le Guide suprême Ali Khamenei devait s’exprimer, selon les médias d’État. Des explosions signalées dans plusieurs villes ont provoqué des scènes de panique, notamment à Tabriz.
L’armée israélienne affirme avoir visé des centaines de cibles, dont des systèmes de défense stratégique et des lieux où se trouvaient des hauts responsables. Des sources proches du dossier évoquent la mort du ministre iranien de la Défense et du commandant des Gardiens de la révolution. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que l’opération pouvait « créer les conditions » d’un changement politique en Iran.
En riposte, l’Iran a lancé des missiles vers Israël ainsi que vers plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines. Des explosions ont été signalées aux Émirats arabes unis et au Bahreïn. Le Qatar a affirmé avoir intercepté des projectiles visant son territoire. Les autorités israéliennes ont activé les systèmes d’alerte et invité la population à se réfugier dans les abris.
Sur le plan stratégique, Téhéran a averti que le détroit d’Ormuz — par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial — était fermé à la navigation. Cette annonce a immédiatement fait redouter une flambée des prix du brut. Des analystes anticipent une hausse marquée des cours à l’ouverture des marchés, dans un contexte où l’Iran reste l’un des principaux producteurs de l’OPEP.
La communauté internationale suit l’évolution de la situation avec inquiétude. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir en urgence à New York. Le secrétaire général António Guterres a appelé à un cessez-le-feu immédiat afin d’éviter une escalade régionale incontrôlable.
Au-delà de l’affrontement militaire, les conséquences pourraient être multiples : tensions énergétiques mondiales, perturbations du trafic aérien au Moyen-Orient et incertitudes accrues sur les négociations nucléaires en cours ces derniers mois entre Washington et Téhéran.


