Le Togo s’apprête à vibrer au rythme du cyclisme continental. La 31e édition du Tour cycliste international du Togo débutera le 19 mai prochain à Kantè, dans la préfecture de la Kéran, avec une première étape entre Kantè et Kara, suivie d’un circuit urbain de 5,5 kilomètres à parcourir dix fois, pour une distance totale de 113,7 km.
L’annonce a été faite à Lomé par le président de la Fédération togolaise de cyclisme (FTC), Baitian Djabiguè, lors d’une conférence de presse organisée le 16 mai.
Cette nouvelle édition réunira huit pays : le Burkina Faso, tenant du titre, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Bénin, la Belgique et le Togo, pays hôte, qui alignera deux équipes. Au total, neuf formations prendront le départ de cette compétition devenue l’un des rendez-vous sportifs majeurs de la sous-région.
Pendant cinq étapes, les coureurs parcourront 534,8 kilomètres à travers plusieurs villes du pays. Après l’ouverture entre Kantè et Kara, le peloton ralliera Bassar à Sokodé, puis Atakpamé à Badou, avant une longue étape entre Amlamé et Tohoun. La compétition s’achèvera à Lomé après une dernière course entre Aného et la capitale togolaise, ponctuée d’un circuit urbain.
Comme chaque année, plusieurs maillots distinctifs viendront récompenser les meilleures performances. Le célèbre maillot jaune reviendra au leader du classement général, tandis que le maillot vert distinguera le meilleur sprinteur. Le maillot à pois récompensera le meilleur grimpeur, le maillot Asky sera attribué au meilleur jeune coureur et le maillot Hôtel Napoléon honorera le meilleur cycliste togolais.

Du côté de la sélection nationale, les ambitions sont affichées. La Fédération togolaise de cyclisme espère voir les coureurs locaux décrocher au moins une victoire d’étape cette année.
« Nous visons deux victoires d’étapes, si possible », a confié Baitian Djabiguè, soulignant les efforts réalisés pour améliorer les conditions de préparation des athlètes togolais, désormais équipés de vélos professionnels.
Le président de la FTC a également assuré que toutes les dispositions logistiques et organisationnelles avaient été prises pour garantir le bon déroulement de l’épreuve, malgré des contraintes financières liées à la faible mobilisation de partenaires.
Présent à Lomé, le commissaire de l’Union cycliste internationale (UCI), Laurent Bezolt, a indiqué que sa mission consistera à évaluer l’organisation du Tour du Togo en vue de son inscription au calendrier officiel de l’UCI. Plusieurs critères seront observés, notamment la sécurité, la qualité de l’organisation, les infrastructures d’accueil et les moyens logistiques.
Cette édition 2026 s’annonce ainsi comme un test important pour le cyclisme togolais, qui cherche à renforcer sa visibilité sur la scène africaine et internationale.


