Le Togo veut désormais mieux encadrer la qualité de l’air respiré par ses populations. Le pays a validé, le 12 mai dernier, un référentiel national consacré aux normes de qualité de l’air extérieur, une étape importante dans un contexte marqué par l’urbanisation accélérée, la hausse du trafic routier et le développement des activités industrielles.
Le document a été adopté à l’issue d’une rencontre ayant réuni représentants des ministères sectoriels, chercheurs, organisations de la société civile, ONG ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.
Concrètement, ce nouveau référentiel fixe des seuils de référence pour différents polluants atmosphériques présents dans l’air. Il concerne notamment les particules fines, les poussières, les gaz issus des industries et des véhicules, mais aussi des substances plus dangereuses comme le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, l’ozone, les métaux lourds et certains composés organiques volatils.
Ces éléments sont aujourd’hui identifiés comme des facteurs majeurs de maladies respiratoires et cardiovasculaires, particulièrement dans les grandes agglomérations.
Pour les autorités environnementales, cette avancée ne doit pas rester symbolique. L’objectif est désormais de traduire ces normes en mesures concrètes capables d’encadrer les comportements et les activités polluantes.
« Au-delà de la volonté, il faut aller vers un texte réglementaire qui contraint la population et les industriels », a souligné Hazou Abi, directeur de l’information et du suivi de l’environnement à l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE).
Les discussions ont également permis d’examiner plusieurs études sur l’état actuel de la pollution atmosphérique au Togo. Ces travaux mettent en évidence une dégradation progressive de la qualité de l’air dans certaines zones urbaines et industrielles, sous l’effet combiné des émissions de véhicules, des activités économiques et de la gestion des déchets.
À travers cette initiative portée par le ministère de l’Environnement et l’ANGE, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les politiques de prévention environnementale et de mieux anticiper les risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique.
Dans un pays où les enjeux climatiques et sanitaires deviennent de plus en plus visibles, l’adoption de ce référentiel apparaît comme une base essentielle pour construire, à terme, une véritable politique nationale de surveillance et de contrôle de la qualité de l’air.


