Dans un assaut audacieux qui a secoué la capitale somalienne, un groupe d’insurgés a lancé une attaque contre un hôtel renommé, entraînant la mort de trois soldats et des blessures à 27 autres individus. La police a confirmé ces chiffres lors d’une conférence de presse tenue vendredi, soulignant la menace persistante que représente le groupe militant Al Shabaab.
L’hôtel Syl, un lieu de rassemblement habituel pour les membres du gouvernement et les législateurs, a été le théâtre de cette attaque revendiquée par les militants liés à Al-Qaïda. Les forces de sécurité, qui avaient rapidement encerclé l’établissement, ont réussi à neutraliser les cinq assaillants, dont les corps ont été par la suite exposés au public.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’actions violentes menées par Al Shabaab, qui depuis 2006, lutte contre le gouvernement fédéral somalien dans le but d’imposer sa version de la charia islamique. Malgré les efforts des forces gouvernementales, qui ont repoussé le groupe de plusieurs territoires depuis le milieu des années 2010, Al Shabaab maintient son emprise sur de larges portions du sud et du centre de la Somalie et continue de cibler des objectifs civils et militaires.
Les habitants témoins de l’attaque ont rapporté avoir entendu une première explosion, rapidement suivie par des tirs, alors que les insurgés faisaient irruption dans l’hôtel. Une seconde détonation a retenti peu après, ajoutant à la panique et à la confusion.
Cet incident rappelle d’autres attaques récentes, notamment celle du restaurant Pearl en juin dernier, où neuf personnes ont perdu la vie, et l’assaut contre le même hôtel Syl en 2019, démontrant la capacité de nuisance d’Al Shabaab malgré les succès militaires remportés contre eux.


