Lundi, les principales villes nigérianes ont été confrontées à de longues files d’attente dans les stations-service. La Nigerian National Petroleum Corp. (NNPC) a éprouvé des difficultés à approvisionner en essence les commerçants et les dépôts locaux, exacerbant une situation déjà tendue.
Depuis que le président Bola Tinubu a autorisé les importations d’essence par des entreprises privées l’année dernière, le pays continue de faire face à des défis majeurs. La pénurie de devises et le plafonnement des prix de l’essence ont laissé la NNPC comme principal importateur, malgré l’ouverture du marché. De plus, la nouvelle raffinerie Dangote, attendue pour pallier ce manque, n’a pas encore débuté la production d’essence.
Olufemi Soneye, porte-parole de la NNPC, a expliqué que les tensions observées à Lagos et dans la capitale fédérale étaient dues à des problèmes de déchargement de navires, aggravant la situation d’approvisionnement.
Les prix de l’essence ont flambé, passant de 617 nairas le litre en mai 2023 à plus de 800 nairas (0,5063 dollar). Cette hausse survient après l’annonce de la fin des subventions sur l’essence par le gouvernement, intensifiant une crise économique marquée par une inflation élevée et une crise du coût de la vie.
La NNPC doit plus de 6 milliards de dollars à ses fournisseurs, compliquant davantage son approvisionnement en carburant et poussant la société à chercher des fonds pour régler ses dettes.


