Le premier sommet mondial sur l’Intelligence artificielle en Afrique s’est ouvert à Kigali, réunissant des leaders mondiaux, investisseurs, innovateurs et universitaires autour du thème « L’IA et le dividende démographique de l’Afrique : réimaginer les opportunités économiques pour la main-d’œuvre africaine ». Le président Faure Essozimna Gnassingbé a honoré cet événement de sa présence, affirmant son engagement pour l’innovation technologique sur le continent.
Lors de la cérémonie d’ouverture, il a partagé sa vision pour le développement de l’Intelligence artificielle, insistant sur la nécessité pour les nations africaines de se positionner stratégiquement face à cette révolution. Selon lui, l’IA offre des perspectives économiques et peut répondre à des défis tels que la santé, l’éducation et l’agriculture. Il a appelé à une approche pragmatique, tenant compte des capacités réelles du continent pour favoriser l’innovation et attirer les investissements.

Le président togolais a mis l’accent sur l’importance d’une souveraineté numérique adaptée, préconisant la protection et la valorisation des ressources stratégiques de l’Afrique, notamment sa jeunesse, ses données culturelles et linguistiques, ainsi que ses ressources naturelles. Dans un contexte technologique en pleine mutation, il estime que l’Afrique ne doit pas rester dépendante des plateformes étrangères, mais plutôt adapter intelligemment les modèles d’IA à ses réalités.
Fidèle à sa politique d’inclusion sociale, il a souligné la nécessité d’une IA équitable, accessible à toutes les couches sociales, y compris les travailleurs informels et les populations rurales. Pour cela, il appelle à des formations ciblées et des investissements dans des solutions adaptées aux besoins locaux.
Face aux investisseurs et innovateurs présents, il a réitéré la volonté du Togo de s’inscrire dans une dynamique de développement technologique inclusif et durable. Son hôte, le président Paul Kagamé, a salué sa présence et appelé les dirigeants africains à redéfinir ensemble le rôle du continent dans la gouvernance mondiale de l’IA.

La session inaugurale a été suivie d’un panel de haut niveau sur l’impact de l’IA en Afrique. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a salué l’approche progressive défendue par Faure Gnassingbé, fondée sur une priorisation sectorielle en fonction des ressources disponibles et des besoins stratégiques.


