Un atelier national de haut niveau a été lancé ce mardi 9 avril 2025 à Lomé, à l’initiative de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL). Pendant deux jours, les principales institutions nationales engagées dans la sécurité intérieure vont partager leurs expériences et construire une stratégie commune contre les menaces liées aux armes illicites, à la drogue et à l’extrémisme violent.
La prolifération des armes légères et de petit calibre, facilitée par des réseaux transfrontaliers, constitue aujourd’hui une menace croissante dans un contexte marqué par la montée de la violence armée, notamment dans la bande sahélo-saharienne. Le Togo, comme ses voisins, n’est pas épargné.
Face à ce défi, la CNLPAL veut rompre avec les approches cloisonnées. L’atelier réunit autour de la même table plusieurs structures clés : ministère des Armées, Administration territoriale, CIPLEV, PURS, ANIAC, CNAD, CNDH et ANPC. Objectif : renforcer la coordination interinstitutionnelle, poser les bases d’un cadre de concertation durable et définir des actions concrètes et conjointes à mettre en œuvre.
« Il est temps de sortir du travail en silo. Cet atelier marque une volonté ferme de faire front commun pour préserver la paix et la sécurité, dans le respect de la dignité humaine », a déclaré Inoussa Bouraïma, vice-président de la CNLPAL, à l’ouverture des travaux.
Des échanges approfondis sont prévus sur les rôles de chaque institution, les défis de terrain, ainsi que les synergies possibles. Le respect des droits humains figure également au cœur des discussions.

Les conclusions attendues pour le 10 avril pourraient poser les fondations d’une approche plus intégrée et plus efficace face aux menaces sécuritaires transversales qui mettent à mal la cohésion sociale.


