À Lomé, l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU) a donné ce 1er juillet 2025 le coup d’envoi d’un événement inédit : le premier Forum francophone consacré à l’habitat d’urgence. Un rendez-vous majeur pour repenser collectivement la manière dont les pays francophones répondent aux crises humanitaires et aux défis du logement en contexte d’urgence.
Pendant plusieurs jours, la capitale togolaise devient l’épicentre de la réflexion autour des abris temporaires, des logements d’urgence et de la gestion des catastrophes. Coorganisé par l’EAMAU et le Réseau d’Habitat d’Urgence Francophone (RHUF), le forum réunit des experts de haut niveau, des représentants institutionnels, des ONG, des universitaires et des professionnels du secteur.

La cérémonie d’ouverture, tenue dans l’auditorium de l’EAMAU, a été marquée par les interventions du ministre Kanka-Malik Natchaba, également vice-président du conseil d’administration de l’école, du directeur général de l’EAMAU, Dr Malam Boukar Awa Krou, ainsi que du directeur général de la Croix-Rouge togolaise. Tous ont salué une initiative porteuse d’avenir et de solidarité, dans un contexte mondial où les déplacements forcés et les urgences climatiques deviennent plus fréquents.

Ce forum propose une série de panels, d’ateliers et de rencontres thématiques autour de sujets cruciaux : architecture humanitaire, conception durable d’abris, innovations techniques, financement des réponses d’urgence, ou encore intégration des solutions temporaires dans les politiques urbaines.
En créant un espace de dialogue ouvert entre acteurs du monde francophone, cette première édition du Forum de l’Habitat d’Urgence pose les bases d’une coopération renforcée. L’objectif : bâtir des réponses à la fois rapides et durables face aux situations critiques, tout en formant les nouvelles générations à ces enjeux.

L’initiative de Lomé pourrait ainsi devenir un point d’ancrage stratégique pour les pays francophones souhaitant anticiper les crises et construire des politiques inclusives en matière d’habitat. Un pas de plus vers des villes plus résilientes et des sociétés plus solidaires.


