Les forces navales sénégalaises ont intercepté mardi une embarcation transportant 112 migrants au large de Dakar. L’opération s’est déroulée après qu’une pirogue en bois, dépourvue de moteur et à la dérive, a été repérée par des pêcheurs du district de Ouakam. Alertées, les autorités ont pu intervenir rapidement.
Selon Abdoul Aziz Gueye, maire de Ouakam, les pêcheurs ont prêté un moteur aux passagers, tous des jeunes hommes, leur permettant de se rapprocher des côtes avant d’être arrêtés par la marine. Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’origine du bateau et de comprendre les circonstances de cette traversée périlleuse.
Les migrants ont été regroupés sur la plage de Ouakam, sous la surveillance des gendarmes. L’un d’entre eux a confié à Reuters qu’ils venaient de Gambie et avaient passé cinq jours en mer.
Cette interception illustre une fois de plus les dangers de la route migratoire atlantique menant aux îles Canaries en Espagne, utilisée par de nombreux migrants ouest-africains dans l’espoir de rejoindre l’Europe. Malgré le renforcement de la coopération entre pays africains et européens, les départs se poursuivent, alimentés par la pauvreté, l’instabilité politique et les effets du changement climatique.
Ces dernières années, le Sénégal a intensifié ses patrouilles maritimes pour freiner le phénomène, mais le défi reste entier face aux causes profondes de cette migration irrégulière.


