Trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de cyberescroquerie opérant sous le nom de QNET ont été interpellées le 18 août 2026 à Afagnan, dans la préfecture du Bas-Mono. L’opération a été menée par la Brigade territoriale de gendarmerie d’Afagnan à la suite de la plainte d’une victime.
L’affaire remonte à une rencontre effectuée sur Facebook en 2025. Selon le récit de la victime, celle-ci aurait fait la connaissance de N. Mazama-Esso, 35 ans. Présentée initialement comme une relation amoureuse, cette relation aurait progressivement conduit à une proposition d’emploi au Cameroun.
Pour obtenir son voyage et son placement, la victime aurait versé environ 600 000 francs CFA. Mais au lieu de se rendre au Cameroun, elle affirme avoir été conduite au Nigeria, où elle aurait été contrainte de participer aux activités du réseau, notamment au recrutement d’autres personnes.
Après avoir réussi à s’échapper, elle est rentrée au Togo le 15 août et a saisi la Brigade territoriale d’Afagnan pour dénoncer les faits.

Les investigations engagées à la suite de cette plainte ont conduit à l’interpellation de N. Mazama-Esso, présenté comme l’un des responsables présumés du réseau, ainsi que de A. Yawavi Françoise, 26 ans, et A. Ablavi Rosine, 23 ans. Ces deux dernières sont soupçonnées d’avoir participé aux opérations de recrutement.
Selon la Gendarmerie nationale, les trois personnes faisaient déjà l’objet de dénonciations et d’appels à la recherche diffusés sur les réseaux sociaux. D’autres membres ou partenaires présumés du réseau seraient actuellement recherchés dans le cadre de l’enquête.
Cette affaire rappelle les risques liés aux offres d’emploi ou de voyage diffusées sur internet, particulièrement lorsqu’elles s’accompagnent de demandes importantes d’argent ou de promesses difficiles à vérifier.
La Gendarmerie nationale appelle ainsi les populations à la vigilance et les encourage à signaler aux Forces de sécurité toute information susceptible de contribuer à l’identification des personnes impliquées dans des activités de cybercriminalité.
L’enquête se poursuit afin de faire la lumière sur le fonctionnement du réseau, d’identifier d’éventuels autres participants et de déterminer les responsabilités de chacun.


