Les acteurs de la gestion des frontières en Afrique de l’Ouest renforcent leur approche. Réunis du 7 au 10 avril 2026 à Abidjan, les membres de la Plateforme d’Echanges et de Coordination sur la Gestion des Espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest (PECoGEF) ont formulé plusieurs recommandations pour améliorer la gouvernance des zones transfrontalières.
Au cœur des conclusions, l’implication accrue des communautés locales. Les participants ont insisté sur leur rôle dans les mécanismes d’alerte précoce, notamment en matière de transhumance, de gestion des cultures transfrontalières et de relations entre les forces de défense et les populations.
Les travaux ont également mis l’accent sur la nécessité de sensibiliser les communautés à leur contribution dans l’intégration régionale, à travers des initiatives de coopération locale. Une approche qui vise à renforcer la stabilité et prévenir les tensions dans les zones frontalières.
Parmi les recommandations majeures figurent aussi la création de structures nationales dédiées à la gestion des frontières dans les pays qui n’en disposent pas encore, ainsi que l’élaboration d’une stratégie régionale de renforcement des capacités des États membres.
Les participants ont par ailleurs appelé à promouvoir les langues transfrontalières dans les actions de communication, afin de mieux toucher les populations concernées et favoriser l’appropriation des initiatives.
L’autonomisation des communautés a également été mise en avant, avec un accent sur leur implication directe dans la conception et la mise en œuvre des projets locaux. Il est aussi question de renforcer leurs compétences, notamment dans la gestion des ressources naturelles, le changement climatique, les droits humains et la libre circulation des personnes et des biens.
Cette Assemblée générale s’est tenue en présence de plusieurs partenaires, dont le Programme Frontière de l’Union africaine (PFUA), avec l’appui de la coopération allemande et d’organisations internationales comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD).
À travers ces échanges, les acteurs régionaux entendent poser les bases d’une gestion plus inclusive, coordonnée et durable des espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest.


