L’Ouganda fait face à une recrudescence du virus Ebola, avec le nombre de cas confirmés qui est passé de trois à neuf, selon une annonce du ministère de la Santé. Cette nouvelle vague de contamination, attribuée à la souche soudanaise du virus, a conduit les autorités sanitaires à renforcer les mesures de contrôle et de prise en charge des patients.
L’épidémie, déclarée officiellement fin janvier, a déjà causé un décès, tandis que sept patients sont actuellement traités dans un hôpital de Kampala, la capitale, et un autre dans la ville de Mbale, proche de la frontière avec le Kenya. Selon le ministère de la Santé, les huit patients sont dans un état stable, et 265 contacts identifiés ont été placés en quarantaine afin de limiter la propagation du virus.
Contrairement à la souche Zaïre du virus Ebola, contre laquelle des vaccins sont déjà disponibles et utilisés en République démocratique du Congo, la souche soudanaise ne bénéficie d’aucun vaccin approuvé. Face à cette urgence sanitaire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la mise en place d’un programme expérimental de vaccination dans le pays. L’objectif est de tester des solutions potentielles pour freiner la propagation du virus et protéger les populations exposées.
Alors que l’Ouganda redouble d’efforts pour contenir l’épidémie, les experts en santé publique appellent à une vigilance accrue, notamment dans les zones frontalières où la circulation du virus pourrait s’étendre. Les autorités sanitaires ougandaises et leurs partenaires internationaux poursuivent leurs efforts pour limiter l’impact de cette nouvelle crise sanitaire sur le pays et la région.


