La semaine dernière, les régions productrices de cacao en Côte d’Ivoire ont continué de faire face à un temps sec et à des températures élevées, suscitant des inquiétudes croissantes quant à l’ampleur et à la qualité de la récolte prévue de mi-avril à septembre, ont déclaré les agriculteurs.
La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, connaît actuellement sa saison sèche qui s’étend de la mi-novembre à mars, caractérisée par des précipitations rares. Les agriculteurs ont noté que la récente vague de chaleur a affaibli certains cacaoyers et ralenti la croissance des cabosses. Ils ont souligné que des pluies abondantes seraient nécessaires au cours des deux prochaines semaines pour limiter les dommages sur les plantations.
Albert N’Zue, exploitant agricole dans la région de Daloa, a souligné l’importance d’une bonne pluie, expliquant que le sol devenait trop sec, ce qui pourrait compromettre le rendement de la mi-récolte.
Des observations similaires ont été rapportées dans d’autres régions, comme Bongouanou, Yamoussoukro et Soubré, où la pluviométrie a été nettement inférieure à la moyenne. Bien que certaines régions aient reçu un peu de pluie, comme Divo et Abengourou, d’autres, comme Agboville, n’ont pas eu de précipitations du tout.
Les agriculteurs ont exprimé leur préoccupation quant à la qualité des haricots à mi-récolte en cas de poursuite du temps sec. Ils ont souligné l’importance de pluies abondantes dans les prochaines semaines pour éviter que les acheteurs ne rejettent les haricots en raison de leur mauvaise qualité.
Notons que dans cette même semaine, les températures moyennes dans les régions productrices de cacao de Côte d’Ivoire ont oscillé entre 28,8 et 33 degrés Celsius, exacerbant ainsi les conditions déjà difficiles pour les cultures.


