Les autorités locales ont tenu, vendredi 13 mars, la toute première conférence administrative préfectorale, une rencontre consacrée à l’évaluation des actions de développement de l’État au niveau local.
Cette initiative s’inscrit dans la phase pilote des conférences administratives prévues par la loi du 8 janvier 2027 au Togo. Au total, douze préfectures sont concernées par cette expérimentation, notamment Agoè‑Nyivé, Bas‑Mono, Moyen‑Mono, Haho, Kpélé, Agou, Blitta, Mo, Binah et Oti‑Sud.
Ces conférences administratives se tiendront chaque trimestre, généralement le deuxième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre, avec la possibilité d’organiser d’autres sessions en cas de besoin.
L’objectif principal est d’évaluer l’avancement des chantiers et des politiques publiques au niveau préfectoral et régional. La rencontre permet également de renforcer la concertation entre les services déconcentrés de l’État, de planifier les actions futures et d’assurer un meilleur suivi des programmes gouvernementaux sur le terrain.
Concrètement, ce cadre de travail vise à améliorer la coordination entre les différents acteurs publics et à instaurer une véritable synergie d’actions entre les administrations locales. Il permettra aussi de veiller à la cohérence des projets de développement et d’accompagner les ministères et organismes publics dans la mise en œuvre de leurs initiatives dans les territoires.
Lors de ces conférences, des comités techniques et de suivi seront chargés d’analyser l’état d’avancement des programmes et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales. Des rapports réguliers seront élaborés afin d’évaluer les résultats obtenus et l’impact des politiques publiques sur les populations.
En ouvrant la rencontre, le préfet de Bassar, Assiah Hodabalo, a salué la vision du Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, pour le renforcement de la gouvernance territoriale. Il a rappelé l’importance de cette initiative pour améliorer la coordination des actions de développement et valoriser la préfecture au niveau national.
À l’issue de la séance, des comités techniques ont été mis en place. Ils sont composés notamment des directeurs et chefs de services déconcentrés, des chefs de cantons et de villages ainsi que des représentants des forces de l’ordre. Conformément aux dispositions prévues, le préfet assure la présidence de la commission, assisté du maire de la commune comme vice-président.
Plusieurs acteurs locaux ont pris part à cette première conférence administrative, dont les maires des communes Bassar 1, Bassar 2, Bassar 3 et Bassar 4, les responsables des services déconcentrés de l’État, les forces de sécurité, les chefs traditionnels ainsi que des représentants d’organisations de la société civile.
À travers cette nouvelle approche, les autorités espèrent améliorer l’efficacité des politiques publiques et garantir un meilleur suivi des projets de développement au bénéfice des populations locales.


