Le président libérien Joseph Boakai a pris des mesures décisives contre la corruption en publiant un décret visant à identifier et à récupérer les biens publics volés, ainsi qu’à poursuivre en justice les complices actuels et anciens.
Selon le décret, un groupe de travail sera établi avec le mandat légal et le soutien financier de l’État pour enquêter sur les avoirs gouvernementaux acquis illégalement et demander l’extradition des suspects impliqués.
Boakai, élu en janvier avec la promesse de lutter contre la corruption endémique, a souligné la nécessité de réduire cette menace alarmante qui a englouti notre pays et de remédier à la conversion des biens publics à un usage privé par des fonctionnaires placés en position de confiance.
L’audit en cours de trois institutions gouvernementales, y compris la banque centrale, devrait rendre ses conclusions dans les trois prochains mois. Ces mesures visent à restaurer la confiance dans le gouvernement et à améliorer les moyens de subsistance dans le pays, où plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté.
Bien que des réformes positives aient été notées précédemment par Transparency International, l’indice de perception de la corruption de 2023 a classé le Libéria au 145e rang sur 180 pays, soulignant la nécessité d’une action urgente contre l’impunité pour la corruption.
Le représentant de l’ancien président George Weah n’a pas immédiatement commenté le décret de Boakai, qui marque une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption au Libéria.


