Le Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) a réitéré son engagement indéfectible à défendre la souveraineté et la dignité de leurs nations face aux velléités impérialistes et néocolonialistes. Dans une déclaration signée ce 22 décembre 2024 par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État du Mali, l’AES dénonce les actions jugées déstabilisatrices de certaines puissances étrangères, notamment les manœuvres orchestrées sous prétexte de sécurisation régionale.
Créée le 6 juillet 2024 à la suite du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Confédération marque une rupture stratégique avec l’ordre établi. Elle se positionne comme une réponse commune aux aspirations légitimes des peuples sahéliens à la liberté, à la paix et à une souveraineté véritable.
Le Collège des Chefs d’État accuse des acteurs étrangers de chercher à entraver la dynamique émancipatrice enclenchée par l’AES. La récente décision de la CEDEAO de prolonger de six mois les sanctions contre les États membres de l’AES est qualifiée d’inacceptable et perçue comme une énième tentative de maintenir ces nations sous le joug d’intérêts extérieurs. L’AES affirme que ces actions traduisent un mépris évident pour la souveraineté des pays concernés et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Dans un contexte marqué par des tentatives présumées de déstabilisation et par le réaménagement des bases militaires dans certains pays africains, le Collège des Chefs d’État appelle les populations à redoubler de vigilance. Il exhorte également les citoyens à dénoncer toute implication suspecte visant à fragiliser l’intégrité des États membres.
Face à ces défis, l’AES a pris des décisions majeures pour renforcer sa défense et sa sécurité. Une alerte maximale a été déclarée dans toute la région, accompagnée de la mise en place d’un théâtre d’opérations militaires unique, coexistant avec les efforts déjà en cours sur le terrain. Les Chefs d’État insistent sur l’importance de rejeter toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures des nations sahéliennes.
En conclusion, le Collège des Chefs d’État réaffirme son engagement total pour préserver la souveraineté et la dignité des peuples sahéliens, tout en promettant de poursuivre, avec détermination, la lutte pour une indépendance véritable. L’appel est lancé à toutes les forces vives de l’AES pour soutenir cette ambition commune face aux défis actuels


