À l’approche de l’élaboration du budget 2027, les pouvoirs publics togolais multiplient les échanges avec les acteurs économiques. Le 24 octobre 2026, le Comité de concertation entre l’État et le secteur privé a réuni le ministre des Finances et du Budget et des représentants du secteur privé national ainsi que d’Eurocham Togo, autour des principales orientations fiscales envisagées pour l’année prochaine.
Cette rencontre intervient à un moment important pour les entreprises, appelées à composer avec les exigences fiscales et les réalités de leurs activités. L’objectif était de recueillir leurs préoccupations et leurs propositions afin d’alimenter les réflexions sur la future loi de finances et de mieux intégrer les attentes du monde économique dans les choix du gouvernement.

Les discussions ont notamment porté sur les propositions formulées par les organisations professionnelles et les plaidoyers présentés par les opérateurs économiques. Les participants ont également examiné les divergences entre les observations de l’Office togolais des recettes (OTR) et celles de l’Unité de politique fiscale (UPF).
Les principales innovations envisagées dans le projet de loi de finances 2027 ont aussi été abordées. Certains sujets nécessitant des arbitrages ont fait l’objet d’échanges, dans la perspective de rapprocher les positions et de mieux cerner les préoccupations des différentes parties.
Pour les entreprises, ces consultations constituent une occasion de faire remonter leurs difficultés et de proposer des ajustements susceptibles d’influencer le cadre fiscal dans lequel elles évoluent. Pour les autorités, elles permettent de mieux appréhender les réalités du secteur privé tout en tenant compte des besoins de financement de l’action publique.
L’enjeu reste de trouver un équilibre entre la mobilisation des recettes nécessaires au fonctionnement de l’État et la préservation d’un environnement favorable aux investissements et au développement des entreprises.
À travers cette démarche, le Comité de concertation entend ainsi maintenir le dialogue entre l’administration et les opérateurs économiques en amont des décisions budgétaires. Les orientations retenues dans le cadre de la loi de finances 2027 seront particulièrement attendues par les acteurs du secteur privé, soucieux de connaître les mesures fiscales susceptibles d’affecter leurs activités.



