Le Togo veut mieux mesurer la contribution du tourisme à son économie. Du 21 au 27 septembre 2026, le ministère chargé du Tourisme a réuni les acteurs concernés à Davié, à une vingtaine de kilomètres au nord de Lomé, pour relancer les travaux liés à la mise en place d’un Compte satellite du tourisme (CST).
Cet outil statistique doit permettre au pays de disposer de données plus fiables et comparables sur l’activité touristique et ses retombées économiques.
Engagé depuis 2019, le processus vise à mettre en place un cadre conceptuel, institutionnel et réglementaire adapté à la mesure du secteur. La retraite de travail organisée à Davié a notamment permis d’examiner les documents de référence, d’harmoniser les concepts statistiques et de préciser les mécanismes nécessaires à l’opérationnalisation du futur dispositif.
L’enjeu est de mieux déterminer le poids réel du tourisme dans l’économie nationale. En raison de son caractère transversal, le secteur mobilise en effet plusieurs branches d’activité et de nombreux acteurs. Sa mesure nécessite donc des données précises sur l’offre touristique, la demande, les flux de visiteurs et leurs retombées économiques.
Pour le ministre chargé du Tourisme, Isaac Tchiakpé, la mise en place du CST constitue une étape importante dans le renforcement du système d’information sur le tourisme au Togo. L’outil doit notamment permettre d’améliorer la production et l’exploitation des statistiques et d’apporter aux pouvoirs publics des données utiles à la planification et à l’évaluation des politiques touristiques.
Les travaux ont également porté sur la définition de la notion d’« environnement habituel », utilisée dans les statistiques pour déterminer les déplacements pouvant être considérés comme touristiques. Les participants ont cherché à harmoniser cette définition avec les standards internationaux tout en tenant compte des réalités togolaises.
L’architecture institutionnelle du futur CST a également été examinée, notamment la répartition des responsabilités entre les structures impliquées, les mécanismes de production et de circulation des données ainsi que les dispositions réglementaires à prévoir.
La prochaine étape consistera à soumettre le document élaboré à un atelier national pour validation.



