L’Union des forces de changement (UFC) a tenu ce samedi 8 août 2026 à Lomé son 10ᵉ congrès statutaire, placé sous le thème « De l’Ablodé au développement harmonieux ». Réunis autour de l’avenir de leur formation politique, les délégués venus des cinq régions du Togo ont renouvelé les instances dirigeantes et défini les grandes orientations du parti pour les prochaines années.
À l’issue des travaux, Gilchrist Olympio, 89 ans, a été reconduit à la présidence nationale de l’UFC. La principale évolution au sein de la nouvelle direction concerne Sèna Alipui, qui accède au poste de premier vice-président. Le ministre et sénateur devient ainsi l’un des principaux responsables chargés de l’animation et de la coordination de l’action politique du parti.
La nouvelle équipe dirigeante compte également Komi Locadi, élu deuxième vice-président, tandis que l’ancien député Mawutonam Gayitan devient troisième vice-président. Un comité des Sages composé de sept membres a par ailleurs été institué afin d’accompagner la direction et de contribuer au renforcement de l’organisation interne.
Au-delà du renouvellement des responsables, le congrès a permis à l’UFC de préciser son positionnement dans le contexte institutionnel actuel. Le parti entend préserver l’héritage de l’Ablodé tout en l’inscrivant dans les enjeux de développement auxquels le Togo est confronté.

Pour Sèna Alipui, l’Ablodé ne doit pas être réduit à une référence historique. Il doit également servir de base à l’action politique actuelle. « Nous voulons voir comment mettre à profit cette identité pour participer aux politiques de développement qui ont cours dans ce pays », a-t-il expliqué.
L’UFC entend ainsi mettre davantage l’accent sur les préoccupations quotidiennes des populations. L’accès à l’eau et à l’électricité, l’éducation, l’emploi, la santé, la sécurité et la salubrité figurent parmi les secteurs identifiés comme prioritaires.
Le parti affiche également sa volonté d’accompagner les politiques publiques lorsqu’elles répondent, selon lui, à l’intérêt général. Une orientation résumée par Sèna Alipui : « Il n’y a plus beaucoup de temps pour faire de la politique maintenant, il faut maintenant développer le Togo ».
Cette ligne doit s’inscrire dans la dynamique de la feuille de route 2026-2031, autour de l’ambition de « rassembler, protéger et transformer » le pays. L’UFC souhaite notamment renforcer sa présence sur le terrain et son maillage territorial afin de mieux participer aux politiques publiques.
Le congrès a aussi réaffirmé la position du parti en faveur du régime parlementaire. L’UFC dit respecter les opinions divergentes sur la question, tout en considérant cette nouvelle architecture institutionnelle comme une opportunité pour renforcer son organisation et son implantation nationale.
« Pour nous, le régime parlementaire est une opportunité d’enraciner davantage notre formation et de renforcer notre maillage territorial », a déclaré Sèna Alipui.
Le parti entend désormais traduire ses orientations en actions concrètes sur le terrain et consolider sa place dans la nouvelle configuration politique togolaise.


