À Tsévié, ce 19 février, l’espoir a changé de forme. Il ne s’agissait plus seulement de promesses, mais de clés remises en main propre à ceux qui, chaque jour, façonnent la terre. Des tracteurs, flambant neufs, prêts à redessiner le visage de l’agriculture togolaise.
Ce geste, bien plus qu’une simple dotation, vient combler ce besoin des agriculteurs. Derrière cette initiative, une volonté claire : alléger la pénibilité des travaux agricoles, améliorer les rendements et faire entrer l’agriculture togolaise dans une nouvelle ère. Pour y parvenir, un partenariat a été scellé entre le ministère de l’Agriculture, Bank Of Africa-Togo (BOA-Togo) et le groupe Bonkoungou (BKG), avec un dispositif de crédit-bail pensé pour que les tracteurs ne restent pas hors de portée des véritables acteurs du secteur.
Pour cette première vague, dix entreprises spécialisées ont été sélectionnées. Mais derrière ces premiers bénéficiaires, c’est tout un secteur qui entrevoit une accélération inédite. À terme, cinquante tracteurs seront déployés sur l’ensemble du territoire, accompagnés d’un mécanisme de remboursement progressif sur cinq ans.

Lorsque Hounkanli Kossi, représentant du ministre de l’Agriculture, a pris la parole, ce n’étaient pas de simples chiffres qu’il énonçait. Il parlait d’engagements, de solutions concrètes, d’un futur où la terre togolaise ne serait plus cultivée à la seule force des bras.

Derrière cette distribution, il y a une ambition plus vaste : celle d’un Togo où l’agriculture n’est plus perçue comme une activité de subsistance, mais comme un moteur de développement. La construction des centres régionaux de mécanisation agricole s’inscrit dans cette même dynamique, ouvrant la voie à une productivité accrue et à une modernisation indispensable. Ces tracteurs, mis en mouvement aujourd’hui, portent en eux l’énergie de tout un pays tourné vers l’avenir. Désormais, chaque hectare cultivé avec ces machines racontera l’histoire d’une agriculture qui refuse de stagner, d’un secteur qui choisit la transformation plutôt que l’attente.


