Le déguerpissement des voies publiques s’étend à tout le Grand Lomé. Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) a prévu du 2 au 20 novembre 2026 une opération de désencombrement des voies publiques, qui doit donc démarrer ce lundi. Elle concerne les treize communes du district et vise les installations qui empiètent sur les routes bitumées et pavées.
Ces treize communes sont réparties entre la préfecture du Golfe, qui en compte sept, et celle d’Agoè-Nyivé, qui en compte six. Il s’agit de Golfe 1, Golfe 2, Golfe 3, Golfe 4, Golfe 5, Golfe 6 et Golfe 7, ainsi que d’Agoè-Nyivé 1, Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 3, Agoè-Nyivé 4, Agoè-Nyivé 5 et Agoè-Nyivé 6.
Annoncée à l’issue de la quatrième réunion du Cadre de concertation du district, tenue le 15 octobre, l’initiative doit coordonner le retrait des installations qui occupent irrégulièrement les emprises routières. Les étals, les kiosques et les garages installés sur le domaine public sont les premiers visés. Dans son communiqué, le maire de Golfe 1 ajoute les ateliers, les hangars et les marchandises exposées sur les trottoirs et aux abords des voies. Dans cette commune, l’opération est conduite par le Comité ad hoc chargé du désencombrement du Grand Lomé, et les occupants sont invités à démonter eux-mêmes leurs installations avant le démarrage.
Les autorités mettent en avant la fluidité de la circulation, la sécurité routière et l’amélioration du cadre de vie. Le DAGL déplore une recrudescence des occupations anarchiques aux abords des routes, souvent à l’origine d’accidents et de perturbations de la circulation.
Cette campagne n’est pas la première. Plusieurs opérations similaires n’ont pas empêché la réapparition d’installations sur les espaces dégagés, et la durabilité du dispositif reste le principal défi. Une autre question se pose; comment restaurer l’ordre urbain sans fragiliser les activités économiques développées aux abords des rues.
Un volet de maintien de l’ordre est déjà annoncé sur le littoral. Après le démantèlement des installations illégales sur les plages, le comité ad hoc, présidé par la gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a décidé d’installer des lampadaires et de renforcer la présence des forces de sécurité.



