La qualité des produits locaux est au cœur d’une rencontre régionale ouverte le 26 octobre 2026 à Lomé. Organisés jusqu’au 28 octobre par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en collaboration avec le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité et l’Agence togolaise de normalisation, les travaux visent à définir des normes nationales adaptées aux produits locaux innovants.
L’atelier réunit des représentants de l’administration publique, des organismes de normalisation, des laboratoires d’analyse et de contrôle qualité, des universités ainsi que des acteurs du secteur privé. L’objectif est de réfléchir aux moyens de mieux encadrer la qualité des produits issus des ressources et du savoir-faire locaux, afin de renforcer leur compétitivité sur les marchés.
L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur général du Commerce, Dr ABE Talime, au nom du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique. Le conseiller au Bureau de représentation de l’UEMOA au Togo, Tankara Ibrahim, a également pris part à la cérémonie.
Dans un environnement commercial marqué par des exigences croissantes en matière de qualité et par l’évolution des attentes des consommateurs, la normalisation apparaît comme un enjeu important pour les entreprises. Des normes adaptées peuvent faciliter la maîtrise de la qualité, accompagner la certification des produits et renforcer la confiance des consommateurs comme des partenaires commerciaux.
Pour le Togo, la démarche présente également un intérêt économique. Elle vise à mieux valoriser les ressources naturelles, la créativité des entrepreneurs et les capacités des unités locales de transformation. En facilitant l’accès à des références de qualité reconnues, les normes peuvent contribuer à ouvrir davantage de débouchés aux producteurs et transformateurs togolais.

Prenant la parole à l’ouverture, Dr ABE Talime a salué l’initiative de la Commission de l’UEMOA et souligné le potentiel du pays dans ce domaine. « Notre pays dispose d’un potentiel considérable en matière de production et de transformation des produits locaux innovants », a-t-il déclaré.
Le responsable a insisté sur la nécessité de considérer la normalisation comme un outil d’accompagnement des entreprises plutôt que comme une contrainte supplémentaire. Il a également rappelé les avancées enregistrées par le Togo en matière de normalisation et de certification, notamment à travers le renforcement du cadre juridique, réglementaire, infrastructurel et organisationnel.
L’ambition affichée par les autorités est de permettre aux produits togolais de répondre aux exigences applicables et d’accéder aux marchés régionaux et internationaux dans des conditions favorables de confiance et de transparence.
De son côté, Tankara Ibrahim a remercié les autorités togolaises pour leur soutien aux initiatives d’intégration régionale. Il a rappelé que la valorisation durable des ressources et des savoir-faire locaux passe notamment par la mise à disposition de produits sûrs, de qualité et conformes aux normes.
Au terme des trois jours de concertation, les participants devront élaborer une feuille de route nationale. Celle-ci devra préciser les étapes de mise en œuvre, le calendrier, les responsabilités des différents acteurs, les ressources nécessaires ainsi que le mécanisme de suivi.
L’enjeu sera désormais de traduire les conclusions de cette rencontre en actions concrètes, afin que la normalisation contribue effectivement à la valorisation des produits locaux innovants et au renforcement de leur compétitivité.



