Le président russe, Vladimir Poutine, a lancé ce jeudi 29 février un avertissement sévère aux pays occidentaux, les mettant en garde contre le déclenchement d’une guerre nucléaire s’ils venaient à envoyer des troupes combattre en Ukraine. Dans une déclaration poignante, Poutine a souligné que la Russie disposait des moyens nécessaires pour frapper des cibles en Occident, alimentant ainsi les tensions déjà exacerbées par la crise en Ukraine.
La situation en Ukraine a provoqué la pire crise dans les relations de la Russie avec l’Occident depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. Poutine a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude face à une confrontation directe entre l’OTAN et la Russie, mais son avertissement nucléaire de ce jeudi était parmi les plus explicites à ce jour.

S’adressant à des législateurs et à d’autres membres de l’élite du pays, Poutine a réitéré ses accusations selon lesquelles l’Occident cherchait à affaiblir la Russie. Il a mis en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses d’une ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Russie.
L’avertissement nucléaire de Poutine fait suite à une proposition de la France d’envoyer des troupes terrestres en Ukraine, une idée rapidement rejetée par plusieurs pays occidentaux.
Dans le contexte de l’élection présidentielle imminente en Russie, Poutine a vanté l’arsenal nucléaire russe, affirmant que les forces nucléaires stratégiques du pays étaient en état de préparation totale. Il a également évoqué le déploiement d’armes nucléaires hypersoniques de nouvelle génération, renforçant ainsi la position de la Russie sur la scène internationale.
Cependant, Poutine a également tenté de calmer les craintes d’une expansion militaire russe en Europe, rejetant les suggestions selon lesquelles la Russie pourrait attaquer d’autres pays européens. Il a souligné que Moscou ne permettrait pas à l’Occident de l’entraîner dans une course aux armements similaire à celle de l’Union soviétique.
En ce qui concerne la stabilité stratégique nucléaire, Poutine s’est dit ouvert à des discussions avec les États-Unis, mais a exprimé des doutes quant à la volonté réelle de Washington de s’engager dans de telles négociations. Il a critiqué les accusations infondées portées contre la Russie par les États-Unis et l’Union européenne, les qualifiant de tentatives pour manipuler les pourparlers en faveur de l’Occident.
Soulignons que, l’avertissement de Poutine souligne les tensions croissantes entre la Russie et l’Occident, mettant en lumière les risques potentiels d’une escalade vers un conflit nucléaire.


