Les maisons de justice s’imposent de plus en plus comme une solution privilégiée pour le règlement des litiges au Togo. Depuis leur mise en place en 2018, ces structures de médiation connaissent un succès grandissant auprès des citoyens, et les chiffres de 2024 confirment cette dynamique.
Sur l’ensemble du territoire, plus de 5 500 affaires ont été soumises aux 16 maisons de justice en activité cette année, marquant une progression notable par rapport à 2023. Ce recours accru témoigne de la confiance des populations envers ces instances, conçues pour faciliter la résolution amiable des conflits, notamment dans les domaines fonciers, familiaux et de voisinage.
L’efficacité du dispositif se traduit par un taux de réussite des médiations dépassant 90 % en 2024. Cette évolution illustre la pertinence de ces structures, qui permettent de désengorger les tribunaux et d’offrir aux citoyens un accès rapide et simplifié à la justice.
Cette montée en puissance n’a pas échappé aux partenaires internationaux. En visite à la maison de justice d’Agoè Nyivé, Lisa Rosen, Vice-présidente de la Banque mondiale en charge des questions d’éthique, a salué ce modèle comme un levier essentiel pour la cohésion sociale. De son côté, l’exécutif, appuyé par le PNUD, entend étendre encore ce réseau afin de rapprocher davantage la justice des citoyens et d’accompagner la résolution pacifique des différends.
Face à cette évolution positive, les maisons de justice s’affirment comme une alternative précieuse au système judiciaire classique. Un développement qui pourrait transformer durablement l’accès à la justice au Togo.


