Dans l’univers en constante évolution des infrastructures et de l’entretien routier, l’adaptabilité devient une nécessité. À Lomé, le Centre régional de formation pour l’Entretien routier (CERFER) se réinvente pour façonner une nouvelle génération de techniciens et d’ingénieurs capables de répondre aux défis de demain. Ce mardi 25 mars, une rencontre stratégique s’est ouverte pour valider des programmes repensés dans une dynamique d’efficacité et d’impact.
Onze nouveaux cursus, façonnés à partir des réalités du terrain, viennent bousculer les approches classiques. Ici, pas de théorie figée, mais une immersion dans les compétences concrètes exigées par les chantiers d’Afrique de l’Ouest. BTP, chemin de fer, mécanique et mines : chaque domaine intègre un ensemble d’outils calibrés pour transformer l’apprentissage en expertise opérationnelle. Ce virage pédagogique, fondé sur une approche par compétences, est une réponse directe aux attentes du marché.
Loin d’être une simple réforme, cette initiative porte l’empreinte d’une ambition forte : repositionner le CERFER comme une référence incontournable. « Grâce à ces nouveaux programmes, nous renforçons notre capacité à former des jeunes compétents et opérationnels, prêts à intégrer le marché du travail et à répondre aux défis des grands chantiers en Afrique », souligne Samah Ouro-Djobo, directeur général du centre. Une vision qui dépasse la seule formation pour s’inscrire dans une transformation durable des métiers de l’infrastructure.
Soutenu par la Banque Africaine de Développement à travers le Projet d’Appui à l’Intégration de la Formation (PAIF), le CERFER trace ainsi une trajectoire nouvelle. Loin d’un simple ajustement académique, il s’agit d’une véritable révolution dans l’art de transmettre le savoir et de bâtir l’avenir. Fondé en 1970, le centre s’inscrit plus que jamais dans une dynamique de performance et d’adéquation aux réalités du terrain. Une mutation qui, au-delà des chiffres et des réformes, se lit dans l’enthousiasme des jeunes formés et dans la transformation progressive du paysage des infrastructures africaines.t d’Appui à l’Intégration de la Formation (PAIF), soutenu par la Banque Africaine de Développement (BAD). En repensant son modèle pédagogique, le CERFER entend non seulement offrir des formations plus adaptées aux besoins du secteur, mais aussi favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et répondre aux défis d’un marché en pleine mutation.
Depuis sa création en 1970 par les pays du Conseil de l’Entente, le CERFER s’est imposé comme un acteur incontournable dans la formation aux métiers de l’entretien routier. Cette réforme marque une étape clé dans sa mission de transmission des compétences et d’accompagnement des projets d’infrastructure sur le continent.


