Un Boeing 787 Dreamliner d’Air India s’est écrasé peu après son décollage d’Ahmedabad, en Inde, ce jeudi 12 juin 2025, provoquant l’une des plus graves tragédies aériennes mondiales de la dernière décennie. L’appareil, à destination de Londres avec 242 personnes à bord, s’est abîmé dans une zone résidentielle à proximité de l’hôpital civil de la ville, causant la mort de plus de 200 personnes. Un seul survivant a pour l’instant été retrouvé.
Le drame s’est produit quelques minutes à peine après le décollage de l’aéronef, à 13h39 heure locale, alors qu’il survolait un quartier densément peuplé. La queue de l’appareil a violemment percuté une résidence universitaire de la BJ Medical College. Des témoins décrivent une gigantesque boule de feu, des débris dispersés et une panique généralisée.
Ramesh Viswashkumar, seul rescapé connu à ce stade, a été extirpé vivant des décombres. « Tout s’est passé si vite », confie-t-il depuis son lit d’hôpital. Assis au siège 11A, il se souvient d’un bruit sourd, puis du chaos. « Il y avait des corps tout autour de moi… J’ai couru comme j’ai pu. » Son frère, également à bord, est toujours porté disparu.
L’avion, un Dreamliner livré à Air India en 2014, aurait émis un appel de détresse (Mayday) juste avant de perdre tout contact. Des vidéos amateurs montrent l’appareil voler à basse altitude, train d’atterrissage encore sorti, avant une explosion massive.
Parmi les victimes figurent des étudiants en médecine, surpris lors du déjeuner dans l’auberge ciblée par l’impact. Le ministère indien de la Santé a lancé un appel aux familles pour fournir des échantillons d’ADN, afin d’identifier les corps carbonisés retrouvés sur le site.
Le Premier ministre Narendra Modi a exprimé sa « profonde tristesse », ajoutant que toutes les ressources de l’État du Gujarat – dont il est originaire – seraient mobilisées. Le Royaume-Uni, touché également avec 53 ressortissants à bord, a annoncé suivre la situation de très près. Le roi Charles et le Premier ministre Keir Starmer ont également fait part de leur soutien.
La tragédie a ravivé de douloureux souvenirs pour l’Inde, qui n’avait plus connu d’accident aérien aussi meurtrier depuis plus d’une décennie. Air India, rachetée par le groupe Tata en 2022, fait à nouveau face à une crise majeure. La compagnie a annoncé un fonds d’indemnisation de 10 millions de roupies par victime, la prise en charge des blessés et la reconstruction du bâtiment endommagé.

L’aéroport d’Ahmedabad a temporairement suspendu ses opérations, avant de reprendre partiellement son activité. Le National Transportation Safety Board (NTSB) américain, Boeing et General Electric (motoriste) ont annoncé l’envoi d’experts pour participer à l’enquête.
Alors que les recherches et l’identification se poursuivent, le monde de l’aviation et les proches des victimes sont plongés dans une profonde tristesse. Cette catastrophe soulève une fois de plus des questions sur la sécurité aérienne et la maintenance des avions, même les plus récents.


