Face à l’escalade des tensions entre l’Iran et Israël, plusieurs pays européens se mobilisent pour rapatrier leurs ressortissants. La Slovaquie et la République tchèque ont été parmi les premiers à organiser des vols d’évacuation, permettant à des dizaines de citoyens européens de quitter la zone de conflit.
Un premier vol affrété par Bratislava a atterri dans la nuit de lundi à mardi à l’aéroport de la capitale slovaque, transportant 73 passagers, dont des touristes, des diplomates et leurs familles. Le ministre slovaque des Affaires étrangères, Juraj Blanar, a salué la coopération régionale, précisant que le vol avait également permis de rapatrier des ressortissants d’autres nationalités : Polonais, Tchèques, Autrichiens, Slovènes, Lettons, Français, Estoniens et Malaisiens.
Un second vol est en préparation pour ce mardi, avec un embarquement prévu à Tel Aviv et une coordination élargie à d’autres partenaires européens. La Hongrie, par exemple, a confirmé l’évacuation de sept de ses citoyens grâce à l’appui logistique slovaque.
La République tchèque, de son côté, a mené à bien une première opération de retour. 66 évacués ont atterri mardi près de Prague, selon la ministre de la Défense Jana Cernochova.
La Pologne a également lancé une opération d’envergure. Varsovie prévoit d’évacuer près de 200 ressortissants via la Jordanie et l’Égypte. Deux avions militaires sont mobilisés pour effectuer les transferts depuis Charm el-Cheikh et Amman, entre mercredi et jeudi. Toutefois, le gouvernement polonais reconnaît un faible taux de réponse volontaire, certaines personnes préférant rester en Israël.
Alors que les tensions persistent au Proche-Orient, la solidarité régionale s’organise en Europe centrale, soulignant l’importance des mécanismes de coopération consulaire en situation de crise.


