Le compte à rebours est enclenché pour les élections municipales prévues le 17 juillet au Togo. La Cour suprême, à travers sa chambre administrative, a dévoilé en fin de semaine la liste définitive des candidatures autorisées à concourir. Au total, 494 listes ont été validées, ouvrant la voie à une campagne qui s’annonce dynamique et plurielle.
Sur les 520 dossiers transmis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), 26 n’ont pas franchi l’étape du contrôle de conformité. Une sélection opérée selon les règles de transparence, justifiée par des irrégularités touchant à la composition des listes, à l’éligibilité des candidats ou encore au respect des conditions administratives.
Des cas de double inscription, des incohérences dans les numéros de cartes d’électeurs, ou encore des candidatures en dehors des critères d’âge ou de nationalité ont notamment été relevés. Certaines listes ont aussi été écartées pour défaut de paiement du cautionnement requis ou pour dépassement du nombre de candidats autorisés par circonscription.
Cette étape cruciale franchie, le paysage électoral s’éclaircit. Le positionnement des formations en lice sur les bulletins de vote a déjà été déterminé par tirage au sort, organisé le 14 juin. La campagne officielle, elle, démarrera le 1er juillet prochain et s’étendra jusqu’au 15 juillet, dans un climat que les autorités espèrent apaisé et démocratique.
Alors que le matériel électoral commence à être déployé — dont l’encre indélébile déjà réceptionnée —, les enjeux locaux se précisent. À un mois du scrutin, les électeurs seront appelés à renouveler les conseils municipaux à travers tout le pays, dans une dynamique qui s’inscrit au cœur du processus de décentralisation.


