En quelques mois seulement, Bassirou Diomaye Faye est passé d’un obscur membre du parti d’opposition Pastef à la présidence du Sénégal. Cette ascension improbable a été rendue possible par les événements qui ont suivi l’arrestation de son mentor politique, Ousmane Sonko, accusé d’insurrection et interdit de se présenter aux élections présidentielles.
Bassirou Diomaye Faye, ancien inspecteur des impôts et secrétaire général de Pastef, est apparu comme le successeur naturel de Sonko. Bien qu’il manque de charisme comparé à son prédécesseur, Faye est décrit comme un homme compétent et intègre, ayant fréquenté les écoles les plus prestigieuses du Sénégal.
Sa candidature a été soutenue par Sonko lui-même, qui a souligné la compétence et l’honnêteté de Faye. Contrairement à Sonko, Faye n’a pas été interdit de se présenter aux élections malgré son arrestation pour outrage au tribunal et diffamation envers les magistrats.
La campagne électorale de Faye a été soutenue par une coalition de plus de 100 partis politiques, ainsi que par des personnalités influentes telles que l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Sous le slogan « Diomaye est Sonko », Faye a mobilisé des milliers de partisans à travers le pays.
Malgré les doutes sur son expérience gouvernementale, Faye a attiré de nombreux électeurs qui ont exprimé leur confiance en sa dignité et en sa promesse de ne pas les trahir. Sa victoire aux élections présidentielles marque un tournant dans l’histoire politique du Sénégal.
Quant à son ancien mentor, Ousmane Sonko, son rôle dans un éventuel gouvernement de Faye reste incertain. Faye insiste sur le fait qu’il sera son propre homme et qu’il dirigera le pays selon sa propre vision, sans être influencé par une seule personne.
Dans une élection présidentielle, a souligné Faye, une seule personne est élue président de la république. C’est lui qui dirigera le pays, et il compte sur le soutien de sa coalition diversifiée pour réaliser les aspirations du peuple sénégalais.


