Le Togo renforce son dispositif de gouvernance financière avec la mise en place du Conseil national de la comptabilité (CNC-Togo). Les activités de cette nouvelle instance ont été officiellement lancées vendredi 28 août 2026 à Lomé, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, représentant son collègue de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola.
Le CNC-Togo aura pour principale mission de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’information comptable au Togo, afin de la rendre plus fiable, pertinente, comparable et conforme aux normes internationales. L’instance devra notamment donner des avis sur la réglementation comptable, formuler des propositions au Conseil comptable ouest-africain, coordonner les travaux de recherche dans le domaine et favoriser la diffusion de la documentation comptable.
Pour les autorités, cette nouvelle structure intervient dans un contexte où la fiabilité des données financières constitue un enjeu majeur pour l’économie. « La qualité de l’information comptable est devenue une condition essentielle de la confiance des investisseurs, des partenaires économiques, des institutions financières et de l’ensemble des citoyens », a souligné le président du Conseil national de la comptabilité.
Les membres du CNC-Togo, nommés pour la période 2026-2029, sont appelés à exercer leur mandat dans un esprit de collaboration, d’intégrité et de responsabilité. Ils devront également faire preuve de rigueur et de professionnalisme afin de contribuer à l’amélioration des pratiques comptables dans le pays.
S’adressant aux nouveaux membres, le ministre Badanam Patoki a insisté sur la responsabilité qui leur incombe. « Vous aurez la lourde mission de faire en sorte que chaque chiffre raconte une histoire vraie et que cette histoire soit celle d’une économie résiliente, transparente et prospère », a-t-il déclaré.
La création du CNC-Togo s’inscrit par ailleurs dans un environnement comptable marqué par les exigences de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et des investisseurs internationaux.
La nouvelle instance devra ainsi contribuer à renforcer la transparence et la fiabilité des informations financières, tout en favorisant une meilleure harmonisation des pratiques comptables. Pour le gouvernement, cet outil doit également participer à l’amélioration du climat des affaires et à l’attractivité du Togo auprès des investisseurs.
« La qualité de l’information comptable devient un levier stratégique pour renforcer la transparence dans la gestion de nos ressources, faciliter l’attractivité des investissements et assurer la comparabilité et la fiabilité des données financières », a indiqué Badanam Patoki.
Avec l’installation de cette nouvelle structure, le Togo entend donc renforcer la gouvernance comptable et financière, en mettant davantage l’accent sur la qualité des données, la transparence et le respect des standards internationaux.


