La scène politique du Pakistan est plongée dans l’incertitude alors que les deux principaux partis politiques, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) et le Parti du peuple pakistanais (PPP), se disputent le poste de Premier ministre après des élections controversées. Ces querelles pour le pouvoir risquent d’aggraver les inquiétudes quant à la stabilité d’un pays déjà confronté à une crise économique et à une recrudescence de la violence militante.
Les résultats des élections de la semaine dernière ont contraint les deux partis à unir leurs forces pour obtenir la majorité au sein d’un parlement dominé par des indépendants soutenus par Imran Khan, l’ancien Premier ministre actuellement en prison pour corruption. Si une coalition réussie entre la PML-N et le PPP réduirait l’influence des partisans de Khan, les négociations sont actuellement bloquées sur le choix du prochain Premier ministre.
Les responsables de la PML-N ont indiqué que le choix pour le poste de Premier ministre se ferait entre l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif et son jeune frère Shehbaz, tandis que le PPP soutient la candidature de Bilawal Bhutto Zardari, fils de l’ancienne Premier ministre assassinée Benazir Bhutto. Cette impasse dans les négociations a conduit à des tensions croissantes entre les deux partis.
Pour devenir Premier ministre, un candidat doit obtenir une majorité simple de 169 sièges sur les 336 membres de l’Assemblée nationale lors de sa convocation dans les prochaines semaines. Cependant, de nombreux partis politiques et candidats ont appelé à protester contre les résultats des élections, alléguant des irrégularités. Cette contestation pourrait compliquer davantage la formation d’un gouvernement stable.
Alors que la crise politique s’intensifie, les dirigeants politiques du Pakistan sont confrontés à la pression croissante de la population pour résoudre les différends et garantir la stabilité politique et économique du pays. La situation reste tendue alors que les pourparlers de coalition se poursuivent et que les aspirations des différents partis politiques se heurtent aux réalités complexes du pays.


