Crédit Agricole a annoncé qu’il ne fournirait pas de financement à deux importants projets de gaz naturel liquéfié (GNL), conformément à ses engagements envers l’abstention de tout nouveau développement de combustibles fossiles. Cette décision intervient après des pressions exercées par des groupes environnementaux sur les banques pour qu’elles se détournent des investissements dans des projets pétroliers et gaziers contribuant au réchauffement climatique.
La banque française a décidé de ne pas financer le projet Rovuma au Mozambique, soutenu par Exxon Mobil et Eni, ainsi que le projet GNL en Papouasie-Nouvelle-Guinée, soutenu par TotalEnergies, Santos et Exxon Mobil. Crédit Agricole était précédemment le principal conseiller financier des projets Papua LNG et Rovuma LNG.
Cette décision pourrait avoir un impact sur les calendriers de développement des projets, bien que ni Exxon Mobil ni TotalEnergies n’aient encore répondu aux demandes de commentaires.
Lucie Pinson de Reclaim Finance a souligné que le refus de financement est un revers pour le projet Papouasie LNG, ce qui pourrait compromettre sa capacité à être financé. Si une autre banque souhaite intervenir, elle devra reprendre le processus à zéro.
Les groupes environnementaux exhortent maintenant Crédit Agricole à cesser également de soutenir le projet Mozambique LNG, que TotalEnergies cherche actuellement à relancer.
Les sociétés pétrolières et gazières ont lancé plusieurs projets de GNL pour répondre à la demande croissante, mais les annonces récentes des banques européennes et les difficultés croissantes pour mobiliser des capitaux rendent la tâche plus ardue.


