Le 5 mars prochain, Kara accueillera l’Assemblée générale élective de la Faîtière des communes du Togo (FCT), un rendez-vous clé qui réunira les maires venus des quatre coins du pays autour d’un objectif commun, qui est de redonner souffle et impulsion à l’organisation qui porte la voix des collectivités locales.
Au-delà d’un simple exercice statutaire, cette rencontre s’inscrit dans un contexte particulier. Après les élections municipales du 17 juillet 2025 et l’installation des nouveaux exécutifs communaux, les élus locaux entament une nouvelle phase de leur mandat. Cette Assemblée générale marquera ainsi le véritable démarrage de la deuxième mandature de la FCT, créée en novembre 2020 à Kara.
Durant les travaux, les maires feront le point sur les actions menées entre 2021 et 2025. Bilan moral, situation financière, révision des textes internes : l’heure sera à l’évaluation, mais aussi à l’ajustement. L’élection d’un nouveau bureau national figure évidemment au cœur des attentes. L’équipe qui sera choisie aura la responsabilité d’orienter les priorités stratégiques des communes dans un contexte où la décentralisation prend une place de plus en plus centrale dans les politiques publiques.
La rencontre réunira également des représentants du ministère en charge de l’Administration territoriale ainsi que des partenaires techniques et financiers. Les échanges porteront sur les défis actuels des collectivités : mobilisation des ressources, gestion transparente, financement des projets locaux et renforcement des capacités administratives.
Un temps fort est également attendu avec la présentation des résultats de l’appel à projets de la FACT-PAFC, un mécanisme d’appui destiné à soutenir les initiatives communales. Pour de nombreuses municipalités, ces financements représentent un levier concret pour améliorer les infrastructures, les services de base et le cadre de vie des populations.
Dans les couloirs, l’ambition est de consolider la solidarité entre communes, renforcer la cohésion et promouvoir une gouvernance locale plus efficace et plus transparente. À l’heure où la décentralisation s’affirme comme un pilier du développement au Togo, les décisions qui seront prises à Kara pourraient peser durablement sur l’avenir des territoires.


