Le Niger a pris une décision historique en annonçant son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette initiative, officialisée dans un courrier adressé à la présidence du sommet de l’organisation, s’inscrit dans la politique de souveraineté adoptée par les autorités nigériennes depuis le coup d’État de 2023.
Cette annonce intervient alors que l’OIF célèbre la Semaine de la langue française et de la Francophonie, rendant ce départ encore plus symbolique. Le régime de Niamey, qui s’est progressivement éloigné de certains partenaires internationaux, franchit ainsi un nouveau cap dans sa reconfiguration diplomatique.
Oria Vande Weghe, porte-parole de l’OIF, a exprimé son regret face à cette décision tout en rappelant qu’un délai de six mois est nécessaire avant qu’elle ne devienne effective. Elle souligne également que cette évolution reflète les dynamiques du multilatéralisme, où certains États rejoignent l’organisation tandis que d’autres s’en éloignent.
Le Burkina Faso, également membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux côtés du Mali et du Niger, pourrait suivre la même voie. Si rien n’a été officiellement acté pour le moment, la tendance à un désengagement collectif des institutions francophones semble se confirmer.



