Les autorités judiciaires de la Guinée intensifient leur lutte contre le terrorisme. Dans un communiqué publié le 22 mars 2026, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a annoncé des avancées majeures dans le démantèlement de réseaux liés à l’extrémisme violent.
Selon le parquet général, plusieurs opérations menées en coordination avec les forces de défense et de sécurité ont permis l’interpellation de 11 individus dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Le groupe, composé en majorité d’étrangers originaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso, est soupçonné d’activités liées au terrorisme.
Dans le cadre des enquêtes, un ressortissant malien, Fotigui Daou, a également été arrêté à Kankan. Il est suspecté d’appartenir à une cellule affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans. Les investigations ont mis en évidence des liens avec des réseaux de radicalisation, notamment via des plateformes numériques.
Les autorités ont notamment identifié plusieurs groupes de messagerie utilisés pour diffuser des contenus extrémistes et coordonner certaines activités. Deux ressortissants guinéens ont été arrêtés dans ce cadre, à Siguiri et à Conakry.
L’ensemble des suspects a été présenté au parquet compétent et placé en détention. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, complicité de terrorisme et financement d’activités terroristes, conformément à la législation en vigueur.

Le procureur Fallou Doumbouya a réaffirmé la détermination des autorités à lutter contre toute forme d’extrémisme, tout en appelant les populations à rester vigilantes et à signaler tout comportement suspect.
Dans un contexte sécuritaire régional sous tension, la Guinée entend ainsi renforcer son dispositif pour prévenir toute menace et garantir la sécurité sur l’ensemble de son territoire.


