Lomé, arène des sports de combat africains ce week-end. La 14e édition de Lomé Fight Night International a réuni, le samedi 13 décembre 2025, des combattants venus de plusieurs pays du continent. Au total, huit (08) combats de haute intensité, dont un féminin, ont meublé cette édition. À l’issue de la soirée, les organisateurs ainsi que les spectateurs ont salué la qualité des combats et le talent des jeunes athlètes du MMA et du Muay Thaï.
Entre K.-O. spectaculaires et confrontations engagées, l’acte 14 de Lomé Fight Night International a tenu toutes ses promesses et s’est transformé en épicentre des arts martiaux mixtes en Afrique.

La carte de cette 14e édition proposait huit combats, dont un féminin. En ouverture chez les hommes, en 61 kg, le Congolais Kounda Lountala a été battu par le Béninois Séwonou Jacques Kouton à l’issue de trois (03) rounds de cinq (05) minutes chacun. Dans la même catégorie, l’Ivoirien Mensah Aka Miezan Prinze a marqué les esprits en mettant K.-O. le Nigérian Sodiq Mohamed. En 65 kg, le Nigérian Chukwuebuka Adim s’est imposé face au Togolais Zikpkli Adams Anoumou, tandis qu’en 93 kg, Abdulrahim Abdullahi du Nigeria a dominé l’Ivoirien Bah Moïse Emmanuel.
Le combat en 77 kg entre le Sénégalais Jean-Pierre Badji et le Nigérian Sodik Amao a tourné court, ce dernier s’imposant par K.-O. dès le premier round. Le seul affrontement féminin de la soirée, en 66 kg, a vu la Nigériane Uduak Victoria Friday mettre K.-O. la Guinéenne Kourouma Fatima. Le septième combat, très disputé, opposait le Béninois Ogounniyi Adébayor à l’Ivoirien Dosso Abdoul-Razak, vainqueur à l’issue d’un duel très serré. La dernière affiche mettait aux prises le Nigérian Geoffrey John et le Togolais Fred Kudzete en 66 kg. Et c’est le Nigérian qui a renversé le Togolais en l’envoyant sur le ring, ce dernier pourtant dominateur lors du premier round.

Au-delà du spectacle, Lomé Fight Night se veut une véritable plateforme panafricaine de promotion du sport de combat. « C’est une belle soirée. On a vu des K.-O. renversants et des combats qui répondent à nos attentes. Il y en a qui sont venus écrire leur palmarès ; ce sont des combats enregistrés et certifiés », a indiqué Ida Yakass, présidente de la Fédération togolaise de Muay Thaï.
De son côté, coach Henri, manager international et promoteur de Lomé Fight Night, a salué la qualité des combats et exhorté les athlètes au travail. « On ne fait qu’encourager ces jeunes à évoluer, c’est le travail qui paie. Les combattants se sont bien débrouillés, c’est le professionnalisme puisqu’il n’y a pas de petits combats », s’est-il réjoui.
Sous l’égide de la Fédération Togolaise de Muay Thaï, l’événement vise à préparer les talents africains aux grandes compétitions internationales. Tous les athlètes ont été examinés par le spécialiste togolais de médecine du sport, Dr Kouvahey, avant leur entrée sur le ring. Les vainqueurs de cette édition décrochent ainsi leur billet pour la PFL le 20 décembre au Bénin et l’AKO le 30 décembre au Nigeria.
Les participants à cette édition gagnent en ouverture et en opportunités avec la présence des recruteurs.
Jacques Baueur/TogoRegard


