Mohammed Amin Adam, le nouveau ministre des Finances du Ghana, s’est engagé à maintenir le cap sur le programme de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI). Son objectif est de finaliser la restructuration de la dette extérieure avant les élections de décembre.
Le président Nana Akufo-Addo a nommé Mohammed Amin Adam en remplacement de Ken Ofori-Atta, lors d’un remaniement ministériel. Cette décision fait suite à des critiques sur le leadership de l’ex-ministre des Finances face à la pire crise économique que le Ghana ait connue depuis une génération.
Adam, ancien ministre d’État au ministère des Finances et économiste pétrolier, a souligné qu’il n’y aurait aucun retard dans les négociations sur la dette avec les détenteurs d’obligations. Il a affirmé son implication dans ce processus depuis le début, garantissant la continuité des objectifs.
Alors que les élections nationales de décembre approchent, certains analystes craignent un assouplissement de l’assainissement budgétaire pour des gains électoraux. Cependant, Adam a assuré qu’il n’y aurait aucun renversement du programme de consolidation budgétaire du FMI. Il a également annoncé que la mobilisation des recettes serait renforcée par de nouvelles réformes au sein de l’Autorité fiscale du Ghana.
En parallèle, le Ghana bénéficie d’un prêt en trois parties de la Banque mondiale pour une opération de politique de développement de 900 millions de dollars. Adam a confirmé que les négociations pour le prochain décaissement étaient sur le point de commencer, soulignant ainsi la poursuite des efforts du gouvernement pour stimuler le développement économique du pays.


