Le Togo fait face à une situation préoccupante après les fortes pluies enregistrées ces dernières semaines, avec un pic observé le lundi 29 juin 2026. Ces précipitations exceptionnelles ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs localités du pays, causant des dégâts matériels significatifs, notamment sur les infrastructures routières, et perturbant fortement la circulation. Plusieurs zones sont encore impactées, illustrant la vulnérabilité de certaines régions face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents.
Face à cette crise, le Gouvernement togolais, sur instruction des plus hautes autorités, a rapidement activé le Plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC). Cette réponse d’urgence s’est traduite par le déploiement d’équipes de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et de l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), chargées notamment du pompage des eaux dans les zones inondées et de l’appui aux populations sinistrées. En parallèle, des interventions techniques ont été engagées pour réhabiliter les axes routiers touchés et supprimer les points critiques afin de rétablir progressivement la circulation.
Dans le cadre du suivi de la situation, une délégation ministérielle s’est rendue le jeudi 2 juillet 2026 dans plusieurs localités affectées, notamment Vogan, Adjodogou, Anfoin, Amégnran et Tsévié. Conduite par le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’urbanisme, Sévon-Tépé Kodjo Adédzé, elle comprenait également le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Tessi, ainsi que le ministre délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures, Sani Yaya.

Sur le terrain, la délégation, accompagnée des autorités administratives locales, des forces de défense et de sécurité et des services techniques, a échangé avec les populations sinistrées. Elle a évalué les dégâts, exprimé la solidarité du Gouvernement et identifié les premières mesures d’intervention urgentes. Cette descente vise à accélérer la coordination des actions et à renforcer l’efficacité de la réponse publique face à la crise.

Pour les autorités, cette mobilisation traduit la volonté de l’État d’apporter une réponse rapide et structurée aux conséquences des intempéries, tout en renforçant la résilience des infrastructures et des communautés face aux effets du changement climatique. Le gouvernement appelle par ailleurs les populations à la vigilance et au respect strict des consignes de sécurité, notamment dans les zones à risque.
En cas d’urgence, plusieurs numéros verts restent disponibles pour une intervention rapide des services compétents : 170 pour l’ANPC, 118 pour les sapeurs-pompiers, 117 ou 1014 pour la police, 172 pour la gendarmerie et 8228 pour la CEET.


