Depuis le mardi 6 mai, une réunion d’une vingtaine d’acteurs de la justice togolaise se tient afin de discuter des mesures visant à lutter contre la corruption, l’impunité et la détention préventive dans le système judiciaire. L’initiative, portée par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en collaboration avec l’association Solidarité mondiale pour les personnes démunies et les détenus (SMPDD), vise à renforcer la collaboration entre les différents intervenants dans la lutte contre ces phénomènes préjudiciables.
Les participants, parmi lesquels figuraient des représentants de la CNDH, de la HAPLUCIA, de l’Ordre des avocats et de la société civile, se sont penchés sur l’identification des causes et des effets négatifs de la corruption dans le système judiciaire, ainsi que sur son impact sur les citoyens. Ils ont également échangé des bonnes pratiques en matière de prévention et de sanction des actes de corruption.
Kadanga Tchalim, directeur de cabinet du ministère de la Justice, a souligné l’importance de cette lutte, déclarant : « La lutte contre la corruption est essentielle pour protéger les droits de l’homme car l’indépendance et l’impartialité de la justice sont les piliers d’un système respectueux de l’Etat de droit ».
Il est à noter que le Togo dispose d’un plan de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées depuis 2022. Cette réunion intervient dans un contexte mondial où la lutte contre la corruption est devenue une priorité, en raison de son impact négatif sur le développement économique et social, ainsi que sur la confiance des citoyens dans les institutions.


