Le 15 octobre, la capitale togolaise, Lomé, a brillamment accueilli le sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) consacré à la sécurité maritime et au développement en Afrique. Dirigé par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, cet événement majeur avait pour objectif de renforcer la coopération régionale contre la piraterie, les trafics maritimes et de promouvoir une économie bleue durable.
Malgré les défis sécuritaires inhérents à la région ouest-africaine, le sommet s’est déroulé sans accroc grâce aux mesures préventives mises en place. Les forces de défense et de sécurité togolaises étaient en étroite collaboration avec leurs homologues ghanéens et d’autres services régionaux pour garantir un environnement sécurisé.
La charte adoptée lors du sommet représente une avancée significative dans la lutte contre les activités criminelles en mer. Elle comprend des volets sécuritaires visant à renforcer la coordination sous-régionale, ainsi que des initiatives de développement orientées sur l’économie bleue. L’objectif est de tirer des espaces maritimes africains des avantages économiques tout en préservant l’environnement.
Les discussions ont souligné l’importance d’une coopération régionale renforcée pour faire face aux menaces communes telles que la piraterie, la pêche illicite, la pollution marine, ainsi que les trafics de drogue, d’armes et d’êtres humains. La sécurisation des voies maritimes est cruciale, car plus de 90 % des échanges commerciaux africains transitent par ces routes.
Le sommet a également abordé des questions liées à la migration, à l’assistance humanitaire d’urgence, et à l’amélioration de la coopération en matière de migration légale. Les débats ont souligné l’importance de susciter une volonté politique collective pour garantir la mise en œuvre efficace des mesures convenues.
En marge du sommet, des tables rondes ont réuni des experts africains et internationaux autour de quatre thèmes stratégiques, consolidant ainsi les bases d’une coopération durable : la lutte contre la piraterie maritime, le développement de l’économie bleue, la sécurité maritime, et la gouvernance maritime.
Le succès du sommet de Lomé dépend désormais de la volonté collective des 54 États de l’UA de concrétiser les engagements pris. En renforçant la sécurité maritime en Afrique et en exploitant les opportunités économiques des océans, les États participants ont posé les bases d’un avenir maritime plus sûr et prospère sur le continent.


