L’avenir climatique du Togo se dessine à travers un engagement législatif sans précédent. Du 25 au 26 février, parlementaires, experts, représentants gouvernementaux et acteurs de la société civile se réunissent à Lomé dans le cadre d’un séminaire parlementaire consacré aux changements climatiques. L’objectif est clair : doter le pays d’une loi climat adaptée à ses réalités et capable de répondre aux enjeux environnementaux de demain.

À l’heure où le dérèglement climatique impacte directement les écosystèmes et les populations, cette initiative portée par l’Assemblée nationale en partenariat avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) donne un cap important dans la gouvernance environnementale du pays. La sixième Vice-présidente de l’Assemblée nationale, Myriam Dossou, a rappelé l’urgence de la démarche : « Il est impératif que nous agissions dès maintenant. Cette loi ne sera pas qu’un texte législatif, mais un véritable cadre d’action pour assurer la résilience de nos populations face aux défis climatiques ».

Durant ces deux jours d’échanges, plusieurs thématiques seront abordées, notamment le rôle des parlementaires dans la gouvernance climatique, les meilleures pratiques législatives internationales, ainsi que les mécanismes de financement des politiques environnementales. La question de la vulnérabilité des communautés togolaises face à l’érosion côtière, aux périodes de sécheresse et aux événements climatiques extrêmes figure également au cœur des discussions.
L’Assemblée nationale entend faire de cette initiative un changement décisif pour l’avenir écologique du pays. Ce séminaire ne se limite pas à poser les bases d’un cadre législatif : il ambitionne d’instaurer un dialogue durable entre décideurs, experts et citoyens, afin que les politiques environnementales soient en phase avec les réalités locales.

Ce séminaire parlementaire, soutenu par des institutions telles que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et des centres de recherche spécialisés, donne le voie à un début d’un processus inclusif qui devra aboutir à des actions concrètes. Parce que l’urgence climatique ne se limite pas aux discours, mais appelle des décisions fortes et un engagement collectif.


