La Cour constitutionnelle a tranché. Réunie en audience le lundi 24 février à Lomé, l’institution a officiellement proclamé les résultats définitifs des élections sénatoriales du 15 février dernier, confirmant ainsi la répartition des sièges annoncée quelques jours plus tôt par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Avec 34 sièges sur 41, le parti Union pour la République (UNIR) conserve une domination écrasante au sein de la nouvelle chambre parlementaire. Les sept autres sièges se répartissent entre les formations politiques BATIR, ADDI, UFC, CLE ainsi que deux indépendants, Le Togo Autrement et Robert Olympio. Cette composition reflète une continuité politique marquée dans le paysage institutionnel du pays.
Lors de l’annonce, le président de la Cour constitutionnelle, Babakane Coulibaley, a précisé qu’aucun recours en contestation des résultats provisoires n’avait été déposé. Par conséquent, l’institution a validé sans modification la répartition des sièges et officialisé l’entrée en fonction des sénateurs élus. Ces derniers seront bientôt rejoints par 20 autres membres désignés par le Président de la République, conformément à la nouvelle architecture institutionnelle de la Cinquième République.
La répartition des sièges par région est désormais définitive : 10 pour la Région Maritime, 12 pour les Plateaux, 5 pour la Centrale, 7 pour la Kara et 7 pour les Savanes. Ce nouveau Sénat, dont l’installation marque une avancée dans la mise en place progressive des institutions issues de la réforme constitutionnelle, jouera un rôle clé dans le paysage politique togolais.


