Le gouvernement togolais poursuit sa dynamique de réformes. Réuni ce mercredi 6 mai 2026 à Lomé sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a adopté plusieurs décisions majeures touchant à la sûreté nucléaire, à la gouvernance environnementale et à l’administration territoriale.
Au terme des travaux, deux projets de loi, un décret stratégique et plusieurs nominations ont été validés, traduisant la volonté des autorités d’adapter les dispositifs nationaux aux nouveaux enjeux sécuritaires, climatiques et institutionnels.
Parmi les décisions phares figure l’adoption de deux projets de loi relatifs à l’énergie nucléaire. Le premier autorise l’adhésion du Togo à la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs, tandis que le second porte sur la ratification de la Convention sur la réparation complémentaire des dommages nucléaires.
À travers ces engagements internationaux, le Togo entend renforcer son arsenal juridique en matière de sécurité nucléaire et anticiper les risques liés aux déchets radioactifs ou à d’éventuels accidents nucléaires. Le gouvernement souhaite également améliorer l’accès du pays aux mécanismes internationaux de coopération technique et de financement en cas de sinistre majeur.
Dans cette perspective, le Président du Conseil a instruit les ministres concernés d’accélérer l’opérationnalisation complète de l’autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaire. Une cartographie exhaustive des risques auxquels le pays pourrait être exposé devra également être réalisée afin d’adapter le cadre réglementaire.
Autre décision majeure : l’adoption du décret portant création du « Fonds vert Togo ». Ce nouvel instrument remplace le Fonds national de l’environnement et ambitionne de devenir le principal guichet national de financement des projets liés au climat et à l’environnement.
Le Fonds vert Togo aura pour mission de mobiliser et centraliser les ressources publiques et privées destinées aux initiatives environnementales. Les financements ciblés concerneront notamment la lutte contre les effets du changement climatique, la promotion des énergies renouvelables, la gestion durable des ressources naturelles et le renforcement de la résilience des populations.
Avec cette réforme, le gouvernement cherche à doter le pays d’un mécanisme conforme aux standards internationaux afin de faciliter l’accès aux financements verts et d’attirer davantage de partenaires techniques et financiers.
Le Conseil des ministres a également procédé à plusieurs nominations au sein de l’administration publique. Au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Meindou Lebigaza a été nommé secrétaire général.
Dans l’administration territoriale, plusieurs préfets ont été désignés dans différentes préfectures du pays, notamment dans l’Oti, le Kpendjal, le Doufelgou, le Dankpen, le Blitta, le Mô, le Haho, l’Amou et le Moyen-Mono.
À travers ces décisions, l’exécutif togolais affiche sa volonté de renforcer la gouvernance territoriale, de moderniser ses instruments de gestion environnementale et de mieux préparer le pays aux enjeux de sécurité et de développement durable.


