La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu publique, ce vendredi 10 janvier 2025, une liste provisoire de 92 candidats en lice pour les premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo. Ces élections, prévues pour le 15 février 2025, marqueront une avancée significative vers l’instauration de la Vᵉ République, conformément aux récentes réformes constitutionnelles.
Parmi les candidats enregistrés, 41 proviennent de la région Maritime (incluant le Grand Lomé), 23 des Plateaux, 10 de la Centrale, et 9 pour chacune des régions de la Kara et des Savanes. En termes de parité, seuls 17 des candidats sont des femmes, contre 75 hommes, reflétant un défi persistant en matière de représentativité féminine dans la sphère politique togolaise.
Le paysage politique des candidats se divise entre 40 représentants de l’Union pour la République (UNIR), parti présidentiel, et 52 autres issus des partis d’opposition et des groupes indépendants. Des formations telles que le CAR, l’ADDI, le NET et l’UFC sont également représentées dans cette première liste.
Ces élections visent à pourvoir 41 sièges pour représenter les 39 préfectures du pays. Par ailleurs, conformément à la Constitution, 20 sénateurs supplémentaires seront nommés directement par le président de la République, portant le nombre total de sièges à 61.
La liste provisoire des candidatures sera examinée par la Cour constitutionnelle, qui devra se prononcer sur sa conformité d’ici 72 heures, validant ainsi les dossiers pour le scrutin à venir.
Ce premier pas vers la mise en place d’un Sénat traduit l’ambition du Togo de moderniser ses institutions démocratiques et de renforcer la représentativité politique à l’échelle nationale.


