Au Togo, les efforts du gouvernement pour moderniser la gestion foncière et renforcer la précision cartographique se poursuivent à un rythme soutenu. Après les régions Maritime, Plateaux et Savanes, les observations géodésiques réalisées dans les régions Centrale et Kara ont été officiellement validées la semaine dernière à Lomé.
Cette étape s’inscrit dans le cadre du projet national de densification des bornes géodésiques, lancé en 2017. L’objectif est ambitieux : doter le pays d’un réseau de référence moderne, précis et fiable, destiné à soutenir la production de cartes à haute résolution et à sécuriser les aménagements territoriaux.
À ce jour, 614 bornes géodésiques ont été installées à travers tout le territoire national. Elles sont classées en trois ordres, selon leur niveau de précision. Les résultats validés couvrent à la fois la planimétrie (coordonnées horizontales) et l’altimétrie (altitude), éléments indispensables à de nombreux secteurs techniques et scientifiques.
« Elles sont également nécessaires dans les études scientifiques en matière de surveillance des mouvements tectoniques, du suivi du niveau de la mer et de la géophysique, et essentielles dans la délimitation des frontières et, en filigrane, permettent d’éviter les litiges fonciers », a souligné Djidoula Koffitsè Besseh, directeur général de l’information géographique et de la cartographie (DGIGC).
Ce vaste chantier cartographique ouvre également la voie à une réforme institutionnelle majeure : la création d’un Institut géographique national. Cette nouvelle entité, en gestation, sera issue de la DGIGC et aura pour mission de centraliser, produire, diffuser et valoriser les données géographiques, au service du développement durable et de la cohésion territoriale.


